Par Anna

Beauvais, Clémentine. Les Facétieuses. Sarbacane, collection Exprim’, 2022 (320 p.).

L’histoire se déroule de nos jours dans un monde semblable au nôtre, avec tout de même quelques différences : les marraines les bonnes fées* ont existé ! L’autrice Clémentine Beauvais est le personnage principal de son roman ; elle effectue des recherches sur ces marraines les bonnes fées et nous la suivons dans de rocambolesques péripéties.

Tout au long de l’histoire, l’autrice doit écrire un texte de fantasy pour le lancement de la collection Exprim’, le “chant du cygne” de son agent littéraire. Elle souhaite donc terminer son roman pour le lui donner malgré son grand retard par rapport à la date prévue pour rendre le manuscrit. De plus, son style d’écriture à elle, c’est le réel. Durant une grande partie du roman, elle essaye de convaincre les gens que son histoire est réaliste et non pas du genre fantastique, autrement dit que ces fées ont réellement existé. Elle tente de sortir des stéréotypes propres au sujet des marraines les bonnes fées, souvent prisé des royalistes et des “fachos” (pour la citer). On se demande donc si cette histoire pourrait être réelle vue l’ardeur avec laquelle Clémentine défend sa véracité.

J’ai adoré ce livre qui sort de l’ordinaire avec son style d’écriture, entre enquête, autobiographie (car le personnage principal est l’autrice du roman) et fantastique. Le sujet sort aussi du lot : cette idée de parler de “marraines les bonnes fées” est un peu surprenante mais très originale. Plein d’éléments font que le livre est génial, comme le suspense que la romancière fait durer, et aussi le doute qui s’installe en nous sur le fait que cette histoire est réelle ou non. Clémentine Beauvais est une de mes autrices préférées et je conseille vraiment ce roman aux lecteurs assidus et à toutes celles et tous ceux qui aiment les histoires à la fois étonnantes et réalistes.

Disponible au CDI.


* Les marraines les bonnes fées est le nom que Clémentine Beauvais donne aux fées qui protègent les filleuls qui leur sont attribués. Ce sont uniquement des femmes.